Un peu d'histoire...

Je m'appelle « Busserolles en Périgord »
 
Le procès verbal de constitution de la municipalité et de la paroisse établit officiellement ma naissance au 14 février 1790, alors que le département était créé le 26 janvier. Donc, très rapidement, je suis une des toutes premières communes à naître dans ce département de la Dordogne.
 
Au confluent de deux rivières, au creux de deux vallées, au surplomb de la cingle de Saint Martial, j'ai installé mon bourg où trône le clocher de mon église édifiée au Xllème siècle et protégée par le saint patron portant le même nom. Vraisemblablement mon origine est plus lointaine et à l'époque des carolingiens je prends mon indépendance de Bussière-Badil. Levez les yeux, vous verrez des toits pentus aux petites tuiles plates, voyez les deux pavillons de la Forge, éléments typiques de mon appartenance au Périgord. Mon nom évoque les massifs de buis abondants qui alimentent l'industrie, classée haut de gamme, des couteaux de Nontron.
 
Je suis riche d'hommes et de femmes courageux, indépendants ; sur 3650 ha, plus de 2000 habitants ont assuré ma puissance locale profitant des cours d'eau et de ma richesse géologique formée de roches cristallines métamorphiques emprisonnant une richesse minérale, notamment le fer qui a servi les forges. Le tuf cristallin résultant de la décomposition de gneiss a donné à Busserolles en Périgord un sol sableux favorisant le développement des massifs de châtaigniers aux siècles passés. La gestion des coupes a permis le développement des fourneaux et des forges dont il reste aujourd'hui des noms : Forgeneuve, Forges de Lavallade, La Forge... La proximité avec la Charente et sa fonderie royale m'ont offert un débouché où le fer issu de mes forges servait à la fabrication des canons de la Royale.
 
J'étais puissante et industrielle. Une très belle industrie lainière s'est développée suivie de l'industrie textile, puis plus récemment celle de la pantoufle. Vous avez peut-être encore dans vos armoires des draps, des torchons ou des manteaux tissés et faits à Busserolles en Périgord, parce qu'il y avait aussi des tailleurs et des couturières de grand talent. A la faveur de mes rivières, les moulins ont été nombreux à s'installer, moulin à farine de froment, de blé..., à farine de châtaignes, à huile, huile de noix parce que je comptais de nombreux noyers. Je suis particulièrement fière d'abriter aujourd'hui une belle entreprise agroalimentaire figurant parmi le peloton de tête de son secteur en Périgord ; je nomme Périgord Farine et son moulin sur le Trieux à Leyméronie.
 
Les cultivateurs paysans, appelés ainsi jadis ont magnifiquement entretenu mes bois et mes prés ; des commerces, des ateliers du bois et du fer rayonnaient. Au gré des vallées des quatre rivières, la Tardoire, le Grolhier, la Planche et le magnifique Trieux, qui traversent mon vaste territoire, de la Brousse au Fraisse et aux Potences, de Villautrange à Lacaud et Beaulieu, j'offre au regard des paysages contrastés mais doux ayant du caractère. Vous n'emprunterez plus les gués, vous passerez sur des ponts de pierre superbes qu'il faut absolument préserver tant par leur beauté que pour le témoignage d'un savoir-faire et d'intelligence de nos ancêtres, bâtisseurs de Busserolles en Périgord.
 
Je suis discrète mais belle, j'ai inspiré des artistes, des peintres nés sur mon sol ou venus d'ailleurs. J'abrite de belles demeures du Moyen-Age à la Renaissance qui s'offrent aux regards de celui qui parcourt mes petites routes en granit rose.
 
Busserolles en Périgord, au carrefour de l'Angoumois et du Limousin, jadis porte du Périgord, ouverte aux autres, accueille nombre d'étrangers. Depuis le départ du Prince Noir, je suis redécouverte par les anglais et bien d'autres nationalités.
 
Sur mon territoire, on y fait des produits de qualité, le veau sous la mère, le bovin Label Rouge et autres canards ... tous ces produits, les confits, les jambons et le cèpe odorant ont développé plus qu'une gastronomie tellement périgourdine excitant les papilles, un véritable art de vivre. Dans chaque maison, des jambons séchaient au coin de la cheminée, des confits sous la graisse placée dans un coin du « bittoir » permettaient de faire les repas à la saison des foins et moissons. Qu'il est doux de se souvenir du temps où les matinées de juin et de juillet étaient rythmées par le bruit des faux, faisant tomber herbe et blé, qu'il était beau ce geste des faucheurs qui, après le dur travail partageaient jambons, omelettes, grillons apportés par les enfants, en écoutant le murmure de l'eau de la fontaine sortant, délicate et limpide de son lit de sable.
Je suis aussi généreuse, tout au long de mon histoire, j'ai donné mes enfants pour sauvegarder mon identité, ma patrie, de trop nombreux noms sont gravés dans la pierre du monument qui leur est consacré. D'autres ont créé une force de résistance à l'occupant. Déjà au début du XVIIème siècle mes enfants repoussant les gabelous ont uni leur force aux troupes de croquants.
 
Mes enfants amoureux du savoir et de la culture, perpétuent les traditions occitanes et aimeraient accueillir, une année, la Félibrée. Ils ont encore dans leur mémoire les belles notes de musique de leur fanfare dirigée en dernier lieu par l'abbé Chalus et l'instituteur René Juin, quel ravissement cette fête de la Sainte Cécile ! Aujourd'hui, chaque été des virtuoses viennent dans mon église donner des concerts durant le festival « musique en Périgord Vert » pour le plus grand plaisir d'un large public, composante de ma population estivale de « Pétrocorii».
 
Je suis indépendante, chacun fredonne le refrain de la « Busserollaise », chanson qui m'est dédiée égrenant dans ses couplets le nom de mes villages et hameaux. Nostalgique non, mais fidèle. Des métiers ont disparu, foulons, feuillardiers, charbonniers... mais d'autres sont nés, d'autres encore attendent l'arrivée de ma connexion aux autoroutes de communication électronique à haut débit pour venir grossir le nombre des entreprises et habitants. Je suis impatiente de redevenir moderne et industrieuse, je veux accueillir pour faire grandir des projets, être le terrain de nouvelles activités, le creuset d'un monde rural innovant acteur de son temps, je veux être un havre de paix.
 
Sur cette page, je vous conterai mon histoire et vous parlerai de mes ambitions. Vous qui savez, vous qui voulez témoigner de votre amour pour moi, venez rejoindre le comité de rédaction. Pour tous et avec tous, nous allons, au fil du temps, ensemble vivre une passion, celle de Busserolles en Périgord.
 
Penchez-vous sur votre Histoire
Busserolles - village des Pétrocores aux Comtes de Périgord
 
Souviens-toi de ta naissance en Aquitaine...
 
 
Busserolles en Périgord, oui cette belle et grande commune est de Périgord depuis qu’un roi Pépin II d’Aquitaine en 845 élèves la Vicomté de Périgord en Comté par la nomination de son premier comte, Emenon au titre de Comte d’Angoumois, Comte de Périgord, Comte de Poitou. Au IXè siècle le royaume d’Aquitaine s’arrête aux frontières de l’Empire au nord du Poitou et à l’est par la vicomté de Limoges. Notre capitale a été Bordeaux depuis que des tribus de Pétrocores ont bâti des villages dans ce que les historiens ont nommé le Vieux Périgord, où est implantée Busserolles. Pourquoi des Pétrocores donc venus de Périgueux sont-ils venus se sédentariser sur notre territoire pour bâtir tous les villages du Périgord Vert et au-delà, peut-être que les rivières, la ressource en fer et en bois leur ont donné les matières à entreprendre de grands projets sur le territoire de Busserolles, si bien que Busserolles établie par des Pétrocores est liée à Périgueux et donc se trouve dans la Vicomté de Périgord du royaume d’Aquitaine.
 
Assurément des richesses liées au territoire depuis le IIIè siècle lie Busserolles à Périgueux et à l’élévation de la vicomté en Comté de Périgord, Busserolles n’en était pour autant pas la zone la plus septentrionale et au sud de Périgueux, seul l’est du Périgord Noir actuel en faisait partie. Notre destinée vue de Busserolles est bien liée à Périgueux et à Bordeaux, mais souvenons-nous que la création du Comté de Périgord a été faite non par le Roi de France mais par un Roi d’Aquitaine nous liant durant 8 siècles à l’Angoumois. Notre premier Comte de Périgord est donc Emenon 1er ayant sa cour à Chasseneuil, qui est mort à Rancogne en défendant les territoires de ses Comtés d’Angoumois et de Périgord devant les offensives et conflits avec la Vicomté de Limoges.
 
Par les mariages d’Emma de Périgord fille d’un Comte d’Angoulême, donc descendant d’Emenon 1er, avec un fils du seigneur de la Marche qui a trouvé un allié pour lutter contre les expansions territoriales de la Vicomté de Limoges, un lien profond se construit avec le futur Comté de la Marche qui a perduré pendant trois siècles. Le Périgord et donc Busserolles a eu comme Comte de Périgord la dynastie des Taillefer, Comte d’Angoulême. Les mariages de filles de Comte d’Angoulême , Comte de Périgord ont permis d’amener la paix sur nos territoires en les liant à des familles hors Périgord et notamment le mariage d’Emma de Périgord qui a donné la lignée des Talleyrand Comtes de Périgord dont Archambaud VI dit le jeune à qui le Roi de France retira le Comté de Périgord en 1399 pour le donner à son frère Charles d’Orléans, son fils Louis 1er d’Orléans alors emprisonné le vendit à Jean 1er de Châtillon Comte de Penthièvre, Vicomte de Limoges seigneur de Payzac en 1437 dont sa nièce Françoise Comtesse de Périgord s’unit par mariage à Alain d’Albret Comte de Graves, leur fils Jean épousa Catherine de Navarre Reine de Navarre, unissant les Comtés de Périgord et la Vicomté de Limoges au royaume de Navarre en 1481 jusqu’à ce que l’arrière petit-fils de Françoise de Châtillon, Comtesse de Périgord, soit Roi de Navarre et Roi de France, Henri IV le vert galant le joignit au domaine royal après la mort du dernier Comte de Périgord en la personne de Catherine de Bourbon, sœur de Henri IV, Comtesse de Périgord, dernière en titre mettant fin en 1604 à huit siècles d’existence du Comté de Périgord. Depuis le rachat par le Comte de Penthièvre, Vicomte de Limoges et seigneur de Payzac, du Comté de Périgord, les frontières du Comté en sont profondément modifiées : un large territoire du Périgord vert et du Nontronais notamment, est rattaché à la Vicomté de Limoges à l’exception de certaines paroisses du nord de Nontron, dont Busserolles.
 
Busserolles n’est plus dans le Comté de Périgord à partir du XVè siècle et dépend de la sénéchaussée de Périgueux donc du Périgord mais Busserolles devient un territoire du Comté d’Angoumois qui a été élevé en Duché et Pairie puis rattaché au domaine royal à la mort de la mère du Roi de France François 1er en 1531 et restera jusqu’à la révolution française dans le Duché d’Angoumois tout en étant dans la sénéchaussée du Périgord. De la Renaissance au siècle des Lumières, période durant laquelle Busserolles va connaître une forte croissance des activités industrielles des moulins de foulons du lin et du chanvre et des forges par le négoce avec la Fonderie de Ruelle entre autres. Cette période fût peut-être l’opportunité de s’ouvrir culturellement et de rencontrer des adeptes de Calvin qui séjourna à Angoulême.
 
A la création du département de la Dordogne en 1790, les hommes sages et bien instruits ont bien placé Busserolles dans le département de Dordogne Périgord mais ont retiré Roussines, Souffrignac, Feuillade et bien d’autres encore.
 
Les murs de Busserolles sont les traces vivantes de l’histoire du Périgord par les pierres de ses maisons les plus anciennes et maisons fortes, rénovées aujourd’hui par des familles venues d’Angleterre, sur lesquelles sont inscrites des dates et rattachement au Périgord et à l’Aquitaine notamment lors du second mariage d’Alénior d’Aquitaine. Ce lien indéfectible aux fils d’Alénior d’Aquitaine et notamment Richard 1er, Roi d’Angleterre, duc de Guyenne, Richard Cœur de Lion passa peut-être sur les terres de la paroisse de Busserolles lorsqu’il vînt rappeler l’ordre de suzeraineté au sieur de Piégut en rasant son château dont il ne reste qu’une tour ! Busserolles en Périgord fût le théâtre d’exactions et conflits pendant la guerre de Cent Ans, nous rattachant au royaume d’Angleterre par le traité de Brétigny en 1365 avant de revenir au Royaume de France après la victoire des troupes du Roi de France à Castillon-la-Bataille en 1453. Nombre d’habitants du Périgord Vert et peut-être de Busserolles ont été forcés de s’installer en Périgord Noir ravagé par la guerre de Cent Ans pour le reconstruire et lui donner l’image d’un habitat qui fait la fierté du Périgord.
 
 Comme ces quelques lignes de l’histoire de Busserolles en Périgord nous démontre le lien indéfectible de Busserolles au Périgord depuis la création de la Vicomté de Périgord du royaume d’Aquitaine à la création du département de la Dordogne, Busserolles bâtie par de hardis Pétrocores entrepreneurs a toujours été fidèle à Périgueux et à sa capitale Bordeaux, notre commune mérite bien son nom de Busserolles en Périgord.
 
Sois fière des hommes du fer et du feu
 
A Busserolles comme dans tout le Périgord la nature oppose coteaux et gorges sauvages où coulent les rivières, vallons verdoyants, plaines et grandes surfaces boisées où poussent chênes, hêtres et châtaigniers. La constitution géologique des roches a fait naître dans cette nature une activité métallurgique à l’époque de la Gaulle.
 
Des fours, dont les scories et les amas de laitiers trouvés sur la zone de Puyrocher aux forges à battre le fer où des hommes travaillaient encore au début du 20ème siècle, 15 siècles d’histoire sidérurgique ont façonné Busserolles, au cours desquels elle a connu, certes des périodes difficiles, surtout une longue période de croissance. Les 15ième, 16ième, 17ième et début 18ième siècles ont été marqués par un grand développement économique, une richesse des techniques artisanales et artistiques.
 
Nul n’ignore et pas un seul Busserollais ne doit ignorer le nom de ces forges extraordinairement nombreuses. Ensemble, égrenons ces chapelets, Forge de la Bicoque, Forge Neuve, Forge de la Valade sur la Tardoire, et sur le Trieux, Chez Gaborier, Forge Léger, Forge de monsieur du Coupet, Forge de Chez Bigot, le Châlard, Lamandeau et Forge de Busserolles, autant de noms repris dans les différentes enquêtes faites comme celle demandée par Louis le Dieudonné à Louis Bazin de Besson en 1697 lequel précise « …les forges de Busserolles située à 4 lieues de France de Nontron même province et baillage de Périgueux prennent leur fonte aux forges sur le Bandiat… » et poursuit en situant Bussière par rapport à Busserolles. C’est dire l’importance des activités qui s’y déroulaient. Cependant, excepté Forge de la Valade qui avait un four à fondre le minerai et fabriquait des boulets de canon, les autres étaient des affineries qui transformaient la fonte, faisaient du fer. La plupart ont subi des dégâts considérables lors du violent orage du 6 août 1643 emportant gardes et digues à Chez Bigot et Forge de la Valade notamment.
 
Le XVIIIème siècle a vu le développement des usines à fer à la fois par une législation fiscale encourageante, le besoin d’outils pour l’agriculture, la nécessité d’armements et les avancées technologiques. Les hauts fourneaux font leur apparition en Périgord ainsi que les soufflets à force hydraulique. Mais nous n’étions pas très bien placés, la concurrence des fers venus d’Espagne, de Suède et d’Angleterre a provoqué des fermetures.
 
Les fours de Lorraine plus modernes utilisant une autre énergie, le coke étaient plus rentables d’autant que le bois commençait à manquer, que les hommes qui travaillent à la forge durant les mois d’hiver et le reste de l’année dans les métairies ont préféré partir. La vie était rude, travaillant beaucoup et mangeant peu, surtout les années de grand froid qui détruisait les arbres et rendait difficile les cultures, la population a beaucoup souffert ne devant sa survie qu’aux châtaignes abondantes dans notre région. Cet exode s’est accentué dès le milieu du 19ème siècle avec la construction du chemin de fer. Le Périgord passe de 110 forges en 1771 à seulement 91 en 1811. On manquait de puddleurs et de charbonniers, le bois devenu rare venait du Limousin, les coupes exagérées des châtaigniers, arbres à pain, ont accentué des périodes de famine, les bœufs utilisés pour transporter bois, minerais et fabrication sur de longues distances jusqu’à Ruelle ou Angoulême, ont connu une forte mortalité ajoutant à la détresse des paysans. Toutes ces petites forges, incapables de se moderniser par la construction de four à puddler ou de four Martin ont connu le déclin et leur disparition devenue inéluctable, avaient fait la puissance de Busserolles régnant, souveraine, dans cette partie septentrionale de « l’ancien monde », notre Vieux Périgord.
 
Songez !… 2241 habitants en 1846, et deux siècles auparavant une aristocratie Maître de forge, des destins hors du commun, Grand Echevin, appartenant à la grande vénerie du Roi… Imaginez la vie bourgeoise et mondaine qui régnait, les défilés de berlines et de cabriolets tirés par de magnifiques chevaux, les élégantes mais sportives tout en ayant une activité politique chevauchant sur leur hongre, les messieurs toujours en grande activité faisant de nombreux voyages d’affaires, des unions célèbres avec de grandes familles souvent de l’extérieur, les enfants faisant des études de droit ou parfois plus tard aux mines de Saint-Étienne… on construisait beaucoup : maisons, châteaux, maisons fortes, nobles maisons. L’agriculture se modernisait, on avait une frénésie d’arts culinaires et décoratifs et les hommes nous ont laissé des témoignages, constructions, taques de cheminée, landiers, heurtoirs …
 
Et les hommes ! Ici pas de noblesse et de robe, mais une aristocratie anoblie, une noblesse de cloche succédant à une noblesse d’extraction créant de véritables dynasties, une noblesse récente souvent calviniste venue d’Angoulême telle la famille de Chièvres qui garde et réside en sa forge de la Valade de 1500 jusqu’à la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 :
 
Pierre de Chièvres 1er orateur calviniste,
Pierre de Chièvres 2ème a perdu une partie de ses biens sous la contrainte des ligueurs,
Pierre de Chièvres 3ème Maître de forges et avocat,
Marc de Chièvres Seigneur d’Aubanye qui réside « en sa noble maison de la Valade »
Jeanne de Chièvres, veuve de Pierre de Lubersac,
Jacob de Chièvres écuyer, Seigneur de Guitres et de la Valade, épousa en 1613, Jeanne de Lescours en Poitou
Pierre Virolaud et ses héritiers, écuyer, sieur de Busserolles, ancien échevin anobli par Angoulême, épouse en 1629, Renée d’Escravayat.
 
Guez de Balzac venu d’Angoulême fait figure de parvenu.
La famille d’Escravayat Maître de forge à Busserolles, écuyer, Seigneur de Roussines et château fort, dont Guillaume signe son testament le 10-11-1615 en sa forge de Busserolles, liée à la famille Lériget, retenons aussi Guillaume le Bigot, 1589 Maître de forge du Châlard, Jean Cheyrade gentilhomme ordinaire de la grande vénerie du Roi 1650, autant de noms illustres, la plupart huguenots ont contribué à la grandeur de Busserolles, durent se convertir au catholicisme ou fuir à l’étranger comme les descendants Lériget, la famille de Chièvres, sieur Valade marié à Sarah Odet des Ombrais, exilé à Morges puis à Amsterdam.
 
Plus tard, au XVIIIème retenons les noms de Légère à Chez Gabarier et Lamandeau, Ducousset à la forge de Busserolles, à Chez Bigot où régnait sieur la Cote de Morellet et ses héritiers, Delurson à la célèbre forge de la Valade dont le fermier était Blanchard de Plumartin, Forge Neuve et la Bicoque appartenant à monsieur Gautier. Plus tard encore, au 19ème siècle, à Busserolles Agard devient Agard de Roumeyjoux en date du 6-12-1809 anobli par le tribunal de Nontron  et d’autres encore…
 
Puis…la cérémonie du brandon de paille embrasant le four s’arrêta, la cloche sonnant la charge ne retentit plus, le soufflet resta immobile, le marteau tomba, ainsi s’arrête cette longue et belle histoire sidérurgique de Busserolles en Périgord qui a connu avec tristesse une diminution incessante de sa population.
 
N’oublions pas ces hommes nombreux, illustres ou anonymes, qui ont travaillé durement avec une pugnacité respectable à envier.
 
Encourage les initiatives d’aujourd’hui !
 
Toujours riche de l’énergie humaine, en témoigne une sympathique famille venue d’ailleurs qui a choisi Busserolles et a décidé d’en vivre, la famille Saint raconte :
 
Exploitant agricole au lieu dit Bellevue commune de Busserolles. Lorsque l’on a peu de surface, peu ou pas de primes mais la volonté de rester et d’élever sa famille il nous faut trouver une production capable de vous faire vivre. Nous avons opté pour des palmipèdes « prêts à gaver » en 1999.
 
L'année même de notre lancement, nous avons subi d’importants dommages dus à la tempête. Nous avons heureusement pu nous relever grâce au soutien de nos proches ainsi que  de la commune.
 
En 2006, avec la création de la société « Etang Bellevue » un nouveau site a vu le jour. Les canards élevés sur l’exploitation sont ensuite transférés chez les gaveurs qui exploiteront viande et foie. Ce genre de production nous met en relation en aval avec les banques, les constructeurs de bâtiments, les accouveurs, les transporteurs, les fabricants d’aliment pour bétail et en amont avec les gaveurs, les transporteurs, les abatteurs, les conserveurs, etc.…jusqu' aux assiettes des consommateurs.
 
L'élevage de palmipèdes est possible à Busserolles même dans un environnement agricole morose. La commune grâce à sa situation géographique nous permet de faire partie de l'IGP  l'IGP « Périgord » (IGP = Identification Géographique Protégée). Ceci est un atout majeur pour la commercialisation des produits.